Auteur contre Lyon d'une prestation d'une consistance rarement égalée ces dernières saisons, le PSG peine pourtant à chiffrer ses bonnes dispositions dans le jeu. Amoureux du 4-4-2, Kombouare a vu ses joueurs glisser par intermittence dans un 4-3-3 d'un soir innovant et salvateur. Vous passez vos heures libres sur ''l'Entraineur'' ou ''football manager'', ça tombe bien, aujourd'hui c'est séance tableau noir.
4-4-2 forever ?
Si il est un principe que tout entraineur en herbe aime à répéter, c’est que la force d’un système réside avant tout en son animation. 4-4-2, 4-3-3, 3-5-2 etc, etc, l’arithmétique de comptoir, alimente après match nos dires de nous pauvres supporters souvent inconscient. A Paris, depuis le modèle ultra-défensif de Halilodzic façon 4-5-1, la règle est au 4-4-2. Fournier, Lacombe, Le Guen et maintenant Kombouare tous en on fait leur favori. Et pourtant…
Les plus accros au PSG d’entre vous n’auront pas manqué de le souligner, lorsqu’il fait face à un milieu de terrain à trois, le duo de récupérateur à plat qu’aligne le club de la capitale est toujours en difficulté. Dernière illustration en date, le bouillon pris par Makelele et Clément pendant une demi-heure face au trident Lillois Mavuba- Cabaye-Balmont, il y a quelques semaines. Dans les travées du Parc déjà, on se disait que la réception de Lyon allait être compliquée.
De l’importance de l’animation
Malgré les absences de Sessegnon et Erding, Kombouare n’avait pas changé ses habitudes. Un 4-4-2 sans faille ou Jallet prenait place couloir droit en lieu place de Giuly qui retrouvait son poste aux côtés d’Hoarau à la pointe de l'attaque. Luyindula, « l’inamovible », suppléait le Béninois couloir gauche. Des latéraux au milieu de terrain, des attaquants reculé d’un cran, cela pouvait paraître audacieux, cela s’est pourtant avéré très utile. Pendant une majeure partie de la rencontre, ce PSG a en quelque sorte basculé dans un 4-3-3 pour contrer le trio Toulalan-Kallström-Makoun. Jallet s’est alors mué en troisième défensif et fait parler ses qualités de latéral dans l’entre jeu tandis que dans le couloir gauche, Luyindula s’est montré très percutant et présent dans la zone de vérité.
Cette translation entre deux systèmes fondamentalement distincts ce sont deux joueurs individuellement polyvalents qui l’ont donc rendu possible. Une preuve de la bonne tenue du collectif parisien en ce début de saison. Car on a tendance à l’oublier mais, en tenant tête tactiquement et physiquement à Lyon, ce qu’il peinait à faire des dernières saisons, ce PSG, faute de l’avoir emporté, s’est un peu plus rassuré.