Désireux d'observer le comportement de ses réservistes face à un adversaire de bon calibre, Antoine Kombouare a dû être déçu. Pas par l'opposition boulonnaise mais par ces jeunes pousses longtemps « indignes » mais finalement supérieurs à cet adversaire courageux mais limité.
Ces jeunes qui ne poussent pas
Si depuis quatre à cinq saisons, Paris met tout en œuvre pour faire de son centre de formation un des meilleurs de France, force est de constater la difficulté que connaissent les entraîneurs parisiens pour intégrer ses jeunes pousses au plus haut niveau. A Paris, pas le temps de s’aguerrir à la rigueur physique de la L1, tu es bon tout de suite où tu croupis sur le banc. Hier soir à Boulogne, Chantôme, Maurice, Sankhare, N’Goyi et compagnie auront une fois encore fait étalage de leurs limites. Manque d’impact pour certains, d’implication ou de justesse technique pour les autres, du banc, les cadres mis au repos forcé ont compris que leur saison serait un long marathon.
L’éclair Maurice
Et pourtant, ce PSG en ballade sur la côte d’Opale a fini par ramener la qualif dans ses bagages. La raison à une défense redevenue solide, l’axe centrale Sakho-Traore en tête. Plein de spontanéité dans l’animation, les Nordistes n’auront de cesse de se casser les crampons sur la charnière parisienne, bien plus puissante. Sans forcer, ce PSG n’aura eu qu’à densifier son milieu de terrain, resserrer les mailles d’un bloc remonté d’une vingtaine de mètres pour faire déjouer des Boulonnais usés par une vaine domination. Comme un symbole d’un Paris plus concerné, Sankhare au pressing récupérait le cuir avant de lancer Maurice qui en souplesse ouvrait magnifiquement son pied droit et glissait le ballon hors de porté du jeune Koné.
L’imparable éclair d’un match finalement bien terne et qui n’aura pas réconcilié le public avec cette Coupe de La Ligue. Pour s’enthousiasmer, on attendra donc le retour de la L1 ce week-end. Ce sera à Lorient pour Paris et à la Mosson pour Boulogne qui n’a plus gagné depuis 4 rencontres.