Thierry Henry pas brillant mercredi soir, mais Xabi Alonso n'a pas éclaboussé la rencontre pour autant...
Que donne une rencontre entre une équipe de France plus que jamais en dessous de tout et une équipe d'Espagne, bien que largement au-dessus, qui a contrôlé à défaut de jouer ? Un OVNI footballistique.
2-0 plié à la mi-temps, l'Espagne n'a pas forcé son talent pour s'imposer pour la première fois en France depuis le 17 octobre 1968 ! Du coup on se demande qui a le plus manqué de respect à l'autre ! L'équipe de France, censée être une grande nation du football, par son jeu indigent et frôlant le nihilisme total ? Ou bien les boutiquiers de la Roja qui une fois qu'ils ont mené 0-2 n'en ont plus ramé une laissant le ballon à des Français qu'on vient de décrire comme apôtres du nihilisme footballistique.
Car la première action du match (par la première occasion), les quelques secondes qui ont suivi le coup d'envoi, a permis aux (télé)spectateurs, pas totalement franchouillards, de se dire : « wouah, on va voir des vrais joueurs de ballon où celui qui sera le plus fatigué à la fin du match sera le ballon lui-même ». 40 secondes de toque infernal : contrôle, passe, contrôle, passe, contrôle, passe, contrôle... l'équipe de France récupérait le ballon à la grâce du hors-jeu de David Villa.
Confiscation du ballon, la Roja sait le faire et l'a bien fait durant le premier quart d'heure. Pas spécialement envie d'attaquer, juste pas envie d'être attaquée. Dès lors que les Espagnols décidaient d'accélérer (un peu), les fissures de la défense en plâtre des Bleus se faisaient béantes et au bout de trois minutes et après une cascade d'approximations, David Villa partait seul au duel avec Hugo Lloris et marquait dans un fauteuil, (0-1, 21è).
Pas au niveau ou alors ils pensent à autre chose ?
Menée fort logiquement, l'équipe de France essayait de réagir, enfin ça semblait être l'idée. Une idée qui resta fantasme, tant on ne pu remarquer qu'Iker Casillas était quelque peu friable dans sa tenue qui rappelait franchement celle de Luis Arconada en 1984 que dans sa communication avec ses défenseurs. Les joueurs français s'entêtaient dans des phases plus ou moins perso avec plusieurs touches de balles improductives, ce qui tranchait franchement avec le toque espagnol. Bien plus efficace et bien mieux consommateur d'énergie. Alors comme les Bleus n'avançaient pas et que Franck Ribéry avait décidé de fritter avec tout le monde, les Espagnols ajoutaient un second but via Sergio Ramos. On pourra toujours se dire que si le Madrilène devait en mettre un à Hugo Lloris ce mois-ci, autant que ce soit mercredi, les Lyonnais me comprendront. (0-2, 45+1).
La France pas au niveau, on peut se dire que nos joueurs sont davantage concernés par le calendrier avec les dernières lignes droites en championnat comme en Coupe d'Europe. Qu'après tout, ils feraient mieux d'en garder sous le pied... Mais c'est pareil pour les Espagnols ! D'ailleurs Vicente Del Bosque fut le roi du coaching ! Au retour des vestiaires, exit Fabregas et David Villa, welcome Xavi et Fernando Torres... c'est une autre culture et d'autres joueurs qui nous fait relativiser qu'on se fait de grandes illusions sur la valeur de certains de nos joueurs.
Poteau de Malouda, déception générale
C'est pas tout ça, mais menée 0-2, l'équipe de France devait une réaction qu'on appellera à peine d'orgueil. Mais voilà, Franck Ribéry une nouvelle fois mauvais, Nicolas Anelka trop esseulé, Thierry Henry hors de forme et maladroit et Yoann Gourcuff qui commence à accumuler énormément de frustration à son encontre... c'est un petit miracle que les Bleus furent à quelques centimètres de réduire l'écart avec la tête de Florent Malouda sur le poteau de Casillas battu (88è). Au centre, Djibril Cissé qui a joué le dernier quart d'heure et frappé lors de ses deux premiers ballons (sans danger). Suffisant pour s'attirer la ferveur du public du Stade de France décidément amnésique. En en gardant énormément sous la semelle, l'Espagne lance sa machine de guerre pour la Coupe du monde 2010 et s'offre une petite vengeance symbolique après tant d'années de déceptions face aux Bleus.
Pour l'équipe de France, rien ne sert de tirer sur l'ambulance, on n'a rien vu de nouveau.
L'Uruguay sans Caceres, ni Lugano gagne en Suisse
Hormis les deux cadres de la défense, l'Uruguay au complet s'impose en Suisse sur le score de 3-1, trois buts inscrits après l'ouverture du score d'Inler sur penalty.