Au confin de l'hiver, l'Olympique Lyonnais a écrasé le Real Madrid 1-0. Si rien n'annonce pour autant la qualification des Gones à Madrid le 10 mars, rendons grâce... à Claude Puel et à son bloc équipe bien en place !
Peu importe le résultat du match retour, l'OL a l'espace d'une soirée retourné l'opinion générale quant à son niveau de jeu actuel. En se passant volontairement de Kim Kallstrom et Michel Bastos au coup d'envoi, Claude Puel se mettait dans une position délicate. Avec Delgado à gauche, Govou à droite (très bon mardi soir) et un triangle au milieu qui fait peur : Makoun, Toulalan et Pjanic, le technicien lyonnais s'exposait à la critique avec son fameux bloc équipe hyper compact destiné à embêter le Real Madrid. Une fois encore, Lyon promettait un match ennuyeux (surtout pour Lisandro Lopez), au mieux stressant. L'objectif : 0-0, on verra au retour.
Et la première demi-heure de jeu me donnait pleinement raison. D'autant que les Merengue s'entassaient dans l'axe, là où pas moins de huit Lyonnais les attendaient (ou mieux). Attardons nous sur cette première demi-heure, télégéniquement imbuvable, et remarquons les efforts constants des Lyonnais pour miner le moral des Espagnols, d'autant qu'averti assez rapidement, Marcelo n'offrait que peu de solutions offensive à moyen terme. À droite, Arbeloa, dépanne le titulaire d'ordinaire : Sergio Ramos, lui replacé dans l'axe après la blessure de Pepe.
Le poteau de Delgado
Après cette première demi-heure de bétonnage intensif, l'OL s'est mis à exploiter quelques opportunités. 10 minutes plus tard, on se retrouvait avec un irréel pilonage intensif de la cage d'Iker Casillas. Rien de bien dangereux pourtant jusqu'à ce ballon renvoyé dans l'axe en sortie de corner pour une reprise de volée ''comme elle vient'' de Cesar Delgado qui s'écrasait sur le poteau de San Iker.
À la mi-temps, le Real Madrid propose une statistique hallucinante : 1 seul tir et même pas cadré alors que Lyon a déjà frappé 10 fois au but.
Le symbole du mécontentement ouvre le score
Du coup, ce Real désorganisé aurait du serrer la vice au retour de vestiaires. Il n'en fut rien et c'était même pire ! En face, cet OL largement au-dessus de son niveau actuel concrétisait sa domination de fin de première période. Cette ouverture du score, magnifique, est l'oeuvre du joueur le plus décrié par les supporters lyonnais depuis plusieurs mois : Jean II Makoun. Un joli retour de bâton (qui ne fera pas oublier l'ensemble de son oeuvre lyonnaise non plus !) et une frappe magnifique du Camerounais qui profite d'une charnière centrale Garay-Albiol à distance et occupée par l'appel de Lisandro Lopez.
Quid de l'importance de remaniement tactique de Manuel Pellegrini à la pause qui a changé toute sa défense au repos. Makoun profite d'un temps d'adaptation nécessaire à la nouvelle charnière.
Remake du match contre le Barça ?
Une fois le score débloqué, l'OL aurait pu/du inscrire un second but du fait d'une absence totale de réaction madrilène à l'image de ce dégagement manquée d'Iker Casillas qui atterrissait directement dans les pieds de Lisandro Lopez qui, à un contre deux, parvenait à croiser un frappe de peu non cadrée. Cependant le Real parvenait enfin à trouver quelques espaces et il fallut un très bon Hugo Lloris pour détourner le contre de Gonzalo Higuain enfin en vue. Mais n'accablons pas l'Argentin qui ne fut pas plus mauvais que ses célèbres coéquipiers Cristiano Ronaldo et Kaka.
La fin de partie se résumait à une attaque défense plus ou moins stérile. Contrairement à la saison passée face à Barcelone (1-1), Lyon tenait sa victoire. Dans un mois, ce 1-0 ne suffira peut-être pas, même ce score n'est pas si faible que cela. En effet, avec un but marqué à Santiago Bernabeu, le Real devra en marquer trois s'il veut, pour la première fois depuis six ans, se qualifier en quarts de finale de la ligue des champions.
B.P