Le Stade Rennais a eu les oreilles qui ont bien sifflé lundi soir. À la Mairie, le Conseil Municipal a lourdement taillé la politique du club, notamment d'un point de vue écologique.
Afin de comprendre le pourquoi du comment, replaçons le contexte politico-sportif de Rennes. Ville de gauche, aidé par les Verts et Frédéric De Saint-Sernin, ex conseiller de Jacques Chirac, Depuis deux ans, le vert est à la mode dans le JT et les opinions publiques. L'occasion pour les élus verts de la Mairie de Rennes (aidé par des gens de droite et de gauche aussi, ce n'est pas exclusif !) de fracasser la politique menée par le Stade Rennais dans sa consommation d'énergie et ses revenus sponsoring généré sur la ville. C'est Ouest-France qui a livré ce qu'il s'est dit au conseil municipal de lundi dernier (18 janvier).
Des lampes au sodium pour chauffer la pelouse
C'est le président du groupe Rennes Métropole Écologie et adjoint au Maire délégué à l'énergie, Jean-Luc Daubaire qui s'est lancé en premier. Son dada ? Les horaires du match et surtout la pelouse : « Voir des lampes sodium chauffer la pelouse pendant de longues heures alors que l'on demande à tous les citoyens d'être responsables et de réduire leurs consommations d'énergie n'est pas admissible (rappelons que lors du coup de froid de fin d'année, le Réseau de Transport d'Électricité prévoyait d'éventuelles coupures d'électricité en Bretagne et PACA). Alors que nous risquons des coupures d'électricité, d'autres chauffent pendant des heures un terrain en plein air ! » Là-dessus, le Stade Rennais ne peut pas grand chose, après tout c'est la ligue qui décide : « l'une des plus ringardes du monde » puisqu'elle s'obstine « à faire jouer des matches le soir en plein hiver ». Le délégué socialiste aux sports, Sébastien Sémeril, rappelle alors à son collègue qu'il avait proposé en juin 2008 « le transfert total de la gestion de la pelouse du stade de la route de Lorient », ce qui ne fut pas voté.
Rennes.fr, c'est obligé ?
Comme un peu tout le monde, la Mairie de Rennes cherche à faire des économies. Viens alors une idée au conseiller municipal (opposition) Benoît Caron. « Est-il vraiment utile de payer pour l'inscription du nom ''Rennes'' sur les maillots du Stade Rennais, ou pour la dénomination ''Ville de Rennes'' sur la tribune Rennes ? Vous cherchiez à faire des économies ? Voilà une idée pour économiser plus de 500 000 euros ! ». Passons sur la réponse de Sébastien Sémeril, qui se justifie par rapport aux 1,3 millions du Mans et sur l'élu Modem (Fabrice Marzin) qui demande que les jeunes joueurs aillent dans les quartiers pour la réponse de Frédéric de Saint-Sernin : « J’ai été choqué. Nous avons un besoin impérieux d’être soutenus par les élus. Le Stade Rennais FC porte les couleurs de la ville et de la Région. Quand je lis les déclarations de certains, je constate que nous sommes mis en cause sans fondement et que nous sommes pris en otage à quelques semaines d’échéances électorales ».
Je vous invite à aller sur le web de Ouest-France pour lire les réponses du Président rennais point par point. Comme lorsqu'il dit que « nous sommes très soucieux de cette problématique (les dépenses d'énergie, les lampes sodium notamment) et certainement plus au fait que beaucoup sur ces dossiers » renvoyant à l'orientation du terrain (est-ouest) du faible éclairage en journée.
Le Président de Saint-Sernin affirme pour le reste que le Stade Rennais se bat pour installer une pelouse synthétique. Mais pas de bol, une fois l'autorisation obtenue, le Président affirme que « les synthétiques existants ne correspondent pas aux exigences du haut niveau ». J'était pourtant convaincu que des tas de championnats se jouait sur des tels pelouses (USA, Russie...). Puis après tout, chauffer la pelouse « c'est beaucoup moins cher que de changer régulièrement notre pelouse ».
B.P