Marouane Chamakh et les Bordelais ont désormais 8 points d'avance en tête du championnat.
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Hormis Lille, toutes les formations du haut de tableau se sont imposées jusqu'au septième Auxerre. La défaite de Lille à Sochaux (2-1) permet à Bordeaux de compter huit points d'avance sur Montpellier en tête du championnat. Pendant ce temps-là, le PSG lutte pour exister sur la scène médiatique avec une nouvelle incroyable bourde.
Le grand chelem de Guy Lacombe, le but de la semaine, les Ultras niçois qui crachent sur Rémy, les Ultras parisiens qui s'échangent des douceurs, la rébellion de Kim Kallstrom. tout ça c'est dans le MAG de la 21ème journée de Ligue 1.
Le classement de Ligue 1 se profile en trois parties assez distinctes après cette 21ème journée. On serait même tenté de dire quatre vue que Bordeaux se balade en tête avec désormais 8 points d'avance sur Montpellier, nouveau dauphin du champion en titre. Le MHSC qui créé une nouvelle fois la surprise en s'imposant à Lens (0-1) commande un groupe de prétendants à l'Europe. Montpellier, Lille, Marseille, Lyon, Monaco et Auxerre, tout ce beau monde se tient en 3 points et presque tous ont gagné mercredi soir.
Presque tous puisque Lille a mis un terme à sa série de victoire à Sochaux (2-1), cueillis à froid (et sous la neige) par Damien Perquis et Stéphane Dalmat, auteur d'un rodéo de 60 mètres conclu par un lob fort astucieux, par ailleurs but de la semaine. Les Lillois auraient pu revenir dans la partie, pour cela il aurait fallut que Yohan Cabaye marque son penalty de la 24è. Exit la série, on dirait une bonne nouvelle pour Rudy Garcia dont le discours à la sortie du match peut surprendre : « On savait bien qu'elle s'arrêterait un jour (la série)... On rentre dans le rang ».
Un milieu de tableau avec Rennes et Paris
À quatre points d'Auxerre (7è) se trouve Lorient (8è). Les merlus sont les patrons du ventre mou qui s'étend (raisonnablement) jusqu'à la 15è place de Lens. 5 points séparent tout ce monde qui compte deux ''guests'' avec le Stade Rennais et le PSG. Les Bretons avaient trois points à prendre à Saint-Étienne et n'en ont pris qu'un seul (0-0) au final dans un match en forme de somnifère.
Au Parc des Princes, le PSG a offert un nouveau gag à ses supporters. Pas vraiment dans sa prestation d'ensemble, tapant même la barre via Ludovic Giuly. Si Paris n'a pas marqué, c'est aussi parce qu'il y avait un Stéphane Ruffier en pleine forme. Le hic avec le PSG, c'est qu'il y a presque toujours un joueur pour détruire le travail des autres. La liste n'est pas exhaustive : Sammy Traoré, Zoumana Camara, Ceara, Sylvain Armand, Mamadou Sakho étant le dernier en date avec son csc à Guingamp en Coupe de la Ligue... Un petit nouveau s'est ajouté à la liste en la personne d'Apoula Edel, auteur d'un magnifique but contre son camp offrant trois points à l'AS Monaco qui n'avait pas été plus pressants que ça. Si les ''Marcel d'Or'' existe encore, le portier camerounais est un sérieux candidat.
Enfin dans le troisième groupe, on trouve les équipes qui lutteront pour le maintien. Si les Carottes semblent cuites pour Grenoble (7 points en 21 matches !) le suspens reste entier pour Boulogne et Le Mans qui n'ont jamais que, respectivement, 5 et 4 points de retard sur Saint-Étienne. Des Verts qui cumulent les 0-0 à domicile et qui voient les Aiglons se rapprocher.
Le grand Chelem de Guy Lacombe
En se Faisant virer du PSG lors de l'hiver 2007, Guy Lacombe jura de ne plus jamais perdre un match face au club de la capitale. Trois ans après, le moustachu aveyronnais tient toujours parole avec une sixième victoire de suite contre Paris, dont trois au Parc des Princes (4 avec Rennes et 2 avec Monaco). Au final, ça donne même un score de 10-1 !
À cela on ajoute la classe du coach monégasque qui a eu un mot doux pour Antoine Kombouaré, solidarité oblige... « Je ne souhaite que du bonheur à Antoine ».
La rébellion de Kim Kallstrom
La concurrence ça a du bon, demandez à Claude Puel ! La semaine dernière Cris marquait à Nancy pour signifier à son patron qu'il était encore un joueur de foot et que le petit Dejan Lovren allait devoir s'accrocher ou viser le poste de Boumsong (ce qui est le cas). Cette semaine, c'est au tour de Kim Kallstrom de s'affirmer en claquant un doublé mercredi soir à Lorient. Bizarre, dans la semaine, il fut évoqué à Lyon que le recrutement du milieu de terrain souhaité serait substitué à la promotion interne de Maxime Gonalons (lui même buteur à Nancy). Au final, les Gones s'imposent 3-1 à Lorient (qui menent 1-0 à la mi-temps) et affichent des statistiques convaincantes en janvier avec 4 victoires en autant de matches (11 marqués et 2 encaissés) sans pour autant montrer grand chose dans le jeu. Mais au moins Lyon prend enfin des points.
Rémy se fait cracher dessus
À la sortie des joueurs après le match Nice-Auxerre (remporté par Auxerre avec un but à la 93è de Jelen supposé hors-jeu après 4 ralentis), un comité d'accueil attendait les Aiglons. Bougés, les joueurs en ont pris pour leur grade, insultes et crachats à l'appui. Un joueur visé plus que les autres : Loïc Rémy. L'international français prend très mal de se faire cracher dessus et envisage un départ au micro de RTL : « Je mouille le maillot pour des gens qui me crachent dessus, c'est inadmissible. La situation est critique au club, j'essaye de faire de mon mieux mais je ne suis pas un robot, je ne peux pas tout faire tout seul. Il y a des clubs qui se manifestent, on verra bien ce qu'il se passe ». Toujours est-il que la violence sociale du football d'aujourd'hui face à ses vaches à lait les plus passionnés fait une nouvelle fois des ravages. Sur RMC, mercredi soir, Eric Di Meco expliquait comment le même cas de figure s'était présenté à l'OM lors de la saison 1999-2000. Particulièrement visé, Christophe Dugarry était parti du club dès le mercato hivernal (à Bordeaux) et l'OM avait terminé 15ème cette saison, ne se maintenant, dans un championnat à 18 clubs, qu'à la différence de buts aux dépends de Nancy (0 contre -2).
''Et les Supras sont des salopes'' vs ''Boulogne, Boulogne, on t'encule''
Ce PSG-Monaco fut décidément un match incroyable à plus d'un titre. À la mi-temps de la rencontre, alors que le PSG avait plus ou moins le match en main et que les sifflets ne fut pas si nombreux que cela, les deux kops du Parc des Princes ont poursuivis de manière verbale les amabilités vues lors Lille-PSG. Si contrairement à la légende médiatique, il n'y pas qu'à Paris où il y a des tensions entre groupes de supporters du même club, c'est à Paris que deux kops aussi puissants et aussi radicalement opposés s'affrontent plus ou moins régulièrement. L'Histoire vient en fait du déplacement à Bordeaux (5 décembre) où un sympathisant de Boulogne (mais pas abonné) s'est fait tabassé par des supporters d'Auteuil. Le motif ? Un drapeau avec une croix celtique. Le jeune homme fut si violemment tabassé, que Boulogne avait promis une réaction lors d'un prochain déplacement. Ce fut le cas lors de Lille-PSG. Mercredi soir, les deux Kops se sont ignorés. L'échange « Paris est magique » n'a pas eu lieu et Auteuil et Boulogne ont passé le plus clair de la mi-temps à s'insulter n'ayant, en plus, pas de golden barre ni de challenge Orange (pour préserver la pelouse ?) pour s'occuper l'esprit. La direction du PSG aurait, elle, décidé de suspendre les déplacements de ses supporters, notamment pour Lyon-PSG dans 10 jours. Pas sûr pour autant que le club contrôle quoique se soit sur ce sujet.