Karim Benzema n'avait ''pas forcément envie'' d'entrer lors de France - Roumanie.
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Sofiane Feghouli, Sylvain Marveaux et Karim Benzema, de jeunes et prometteurs footballeurs français qui se sont montré irrespectueux envers leur public, leur entraîneur et même l'équipe de France ! À se demander ce qu'il se passe dans la tête de ces privilégiés qui n'ont rien prouvé dans leur métier.
Le footballeur par son attraction médiatique, par son influence sur la jeunesse et il va sans dire pour le salaire qu'il peut gagner se doit d'avoir un comportement irréprochable. À commencer par respecter son coach, ses partenaires, le public, le club et les institutions. L'épisode le plus médiatique et donc polémique est sans aucun doute la sortie de Karim Benzema sur l'équipe de France. Si le merengue a le mérite de reconnaître que son niveau est bien en-dessous de son rendement à Lyon comme au Real, il s'est attardé sur le dernier France – Roumanie où il a déclaré qu'il « ne joue pas pareil, je ne suis pas trop en confiance. Sur la rentrée dernière, j'étais tellement déçu que je n'avais pas forcément envie de jouer, envie de tout donner. Il faut que je travaille. Quand il faut percuter, je donne la balle et quand il faut donner la balle, je percute. Je me suis reconcentré. Même sur cinq minutes, je sais que je suis capable de faire la différence ». Un point pour le mea culpa qu'on reprend illico sur ce manque d'envie de tout donner pour l'équipe de France. Comme s'il ne s'agissait pas d'un honneur, que d'autres voulaient sa place et que l'équipe de France n'était pas une vitrine qui ne pouvait absolument pas se permettre de voir ses joueurs semi-confirmés (25 sélections, 6 buts) prendre les bouts de match par dessus la jambe.
Et pourtant le sujet de téléfoot est vérouillé. Pas un mot de trop n'est sorti de la bouche de Karim Benzema, pour la bonne et simple raison qu'aucun journaliste de TF1 n'a participé au tournage du sujet, ce sont les proches du joueur qui tenaient la caméra, posaient les question. TF1 n'a fait que le montage finale ! Ainsi Benzema a dit exactement ce qu'il voulait. On peut du coup tirer des conclusions. À commencer par l'ambiance qui n'a donc rien de bonne en équipe de France, renvoyant à la poubelle le piètre sortie télévisuelle de Thierry Henry sur les propos qui lui furent prêté dans Le Parisien du 7 septembre. Mais également il dédouane en partie l'incompétence supposée de Raymond Domenech dans la gestion de son groupe. Ce n'est pas à lui de mettre l'ambiance dans le groupe et encore moins à lui de motiver ses joueurs à l'idée de porter le maillot bleu... comme s'il fallait le faire ?!
Sylvain Marveaux prend des risques avec Antonetti
Le deuxième enfant gâté du football qui s'est fait remarquer ce week-end est Sylvain Marveaux. Le Rennais, sorti à la 58è minute de Bordeaux – Rennes (1-0), s'est permit d'ignorer la main tendue par Frédéric Antonetti. Là encore, qui est Sylvain Marveaux (63 matches de L1, 7 buts) pour se permettre de manifester aussi irrespectueusement son mécontentement d'être sorti ? Le joueur a beau avoir déclaré sur RMC dimanche soir qu'il s'était entretenu avec son coach et excusé, ce qu'on a vu à la télévision c'est un joueur qui met un vent à son entraîneur.
Sofiane Feghouli et son bras d'honneur
Au terme de la septième défaite en autant de rencontres cette saison en championnat de Grenoble à Auxerre, le milieu isérois Sofiane Feghouli s'est permi d'adresser un bras d'honneur aux supporters grenoblois qui avaient fait le déplacement (406 km quand même). Le joueur s'est depuis expliqué, confondu en excuses dans le Dauphiné Libéré : « Ce n'est pas un geste, ni un comportement professionnel. Je le regrette et si j'ai pu offenser quelqu'un, j'en suis désolé. Je n'aurais pas fait ce geste si la tribune était encore pleine car ce n'est pas le public du GF 38 dans son ensemble que je visais. Si je dois m'expliquer avec eux, je le ferai ». Il semblerait même que ce soit une affaire privée entre un ou deux supporter isérois et le joueur, mais ce qu'on retient à la télé, c'est un bras d'honneur, point barre. Footballeur professionnel, c'est aussi contrôler ses nerfs.