Si le Real Madrid 2009-2010 a déjà inscrit 21 buts en 6 sorties (toutes compétitions confondues), la moitié de ces buts ont été inscrits après l'heure de jeu.
Les nouveaux Galactiques font un sans faute en terme de résultats depuis le début de la saison avec 6 victoires de rang, mais la manière laisse encore désirer. Un constat bizarre pour une formation qui a déjà inscrit 21 buts (plus de 3 buts par match), mais dont l'ampleur des résultats n'intervient qu'en fin de match, traduisant de longs et pénibles trous d'airs, voire de néant footballistique. 11 buts inscrits après l'heure de jeu et même 8 dans le dernier quart d'heure ! Les optimistes devant l'éternel diront que le Real termine en boulet de canon, mais ce n'est pas la pensée dominante dans le nord de la capitale de espagnole, loin de là.
Gagner avec la manière
Car avec 250 millions d'euros dépensés cet été sur le marché des transferts (plus que toute la ligue 1), le Real Madrid n'a pas le droit de simplement gagner. Les Galactiques II doivent tout gagner ET avec la manière, c'est à peine si on leur pardonnera de perdre deux ou trois rencontres en cours de saison ! Mais alors que se passe-t-il avec ce Real qui empile les buts et ne convainc personne ? Le match témoin est certainement le sortie du Real Madrid face à Xerez à Bernabeu (5-0, 3è journée). Le promu venait avec ses petits armes et si Cristiano Ronaldo ouvrait le score en moins d'une minute, il fallait attendre le dernier quart d'heure de la partie pour voir les Merengue se mettre à l'abri et bonifier leur différence de but.
C'est Raul le problème ?
Le Real Madrid fait briller ses individualités et compte dessus pour gagner des matches. À la différence du Barça dont le collectif fait briller les individualités. Du coup, fin septembre on ne sait toujours pas comment le Real compte faire le triplé liga, copa et ligue des champions. Inquiétant, le Real Madrid joue dans un 4-4-2 qui se traduit concrètement en 4-2-4 créant un embouteillage dans l'axe entre C.Ronaldo, Benzema (ou Higuain), Raul et Kaka. Pire, Raul semble devenir un boulet dans l'animation merengue. L'emblématique capitaine du Real ralentie le jeu, quand il ne le pourrit pas en venant dézonner sur les plates bandes de ses partenaires, souhaitant certainement montrer qu'il a toute sa place. Le Real gagnerait en fluidité en se passant de lui. D'ailleurs sur le match de Tenerife c'est lorsque le meilleur buteur de l'Histoire du Real Madrid est sorti que les Merengue ont enchaîné quatre buts en un quart d'heure ! Problème, on ne met pas Raul sur le banc de la maison blanche comme ça. Il faut une sacré bonne raison !
Le Real en 4-3-3 ?
Et la bonne raison, Manuel Pellegrini l'a peut-être trouvé ! Du moins il l'a testé face à son ancienne équipe la semaine dernière. Face à Villareal (0-2), le Real s'est présenté en 4-3-3. Un attaquant de moins et un milieu en plus (Granero). Le hic c'est qu'il s'agissait là d'une belle rotation d'effectif (Higuain titulaire) et qu'on y a vu Sergio Ramos dans l'axe de la défense et Lassana Diarra récupérer le couloir droit. Comme si ça ne suffisait pas, Villareal s'est retrouvé à 10 dès la 35è minute avec le second jaune de Gonzalo. Manuel Pellegrini n'a pas vraiment éprouvé un système avec lequel Barcelone, Manchester United, le Milan AC et à nouveau Barcelone ont remporté les quatre dernières ligues des champions. De là à dire que le Chilien ressortira ce tactique pour la venue de l'OM...