On attendait une équipe de Rennes ambitieuse et capable de remuer la formation bordelaise. Ce ne fut le cas que lors du premier quart d'heure. Bordeaux sort grandi de cette rencontre par son habilité à gérer ses matches, tandis que Rennes donne l'impression d'avoir été sur-côté depuis le début de la saison.
La saison passée, Rennes était venu à Chaban avec cinq défenseurs. Cette saison, les Bretons ont voulus rentrer dans des Bordelais plus si habitués que ça à devoir courir après des adversaires qui ont le ballon et en plus qui l'utilise bien ! Alors que les Girondins chassaient la première place du classemetn confié aux Lyonnais la veille, voilà que les Rennes proposaient un début de partie échevelé allant d'un but à l'autre avec une demi-douzaine de situations repartie sur les deux équipes. Le constat du premier quart d'heure était terrible pour Laurent Blanc, son équipe ne contrôlait ni le cuir, ni le rythme face à des Rennais qui attaquaient massivement dans l'axe. Blanc voulait lui que son équipe passe par les côtés et c'est en collant Benoît Trémoulinas sur la ligne de touche que le salut intervint ! Le Bordelais (qui a centré 5 fois en première mi-temps) débouler sur son côté gauche jusqu'à la ligne de ut, levait la tête et servait au premier poteau (premier servi) Wendel qui marquait de l'un de ses exercices favoris, la tête plongeante (1-0, 24è).
C'est plus facile en menant au score...
En ouvrant le score sur sa seule véritable occasion, Bordeaux prenait ses aises, évoluait plus haut et trouvait enfin Yoann Gourcuff. Pourquoi ? Parce que Rennes reculait de 20 bons mètres sur le terrain. Plus facile, plus présent Bordeaux gérait sa fin de première période. Un mouvement reste néanmoins magique, un triple une-deux entre Yoann Gourcuff et Marouane Chamakh conclut par une frappe au-dessus du Marocain (35è). Chaban nageait en plein football champagne. Le temps de se remettre de ce qui aurait pu faire le tour du monde comme le plus beau but de week-end (de la saison ?) que Sylvain Marveaux dévissait un centre qui allait taper la barre de Cédric Carasso (37è). Bordeaux rentrait au vestiaire avec un avertissement sans frais, mener 1-0 n'est pas gagner.
Gestion de père de famille
Au retour des vestiaires, Bordeaux aurait bien voulu ajouter un second but afin de se mettre à l'abris. Alors Rennes acceptait volontiers la domination car les joueurs de Frédéric Antonetti ne peuvaient pas proposer autre chose que bloquer le couloir de Trémoulinas et prier pour arracher le nul sur un contre. Du fait, Mathieu Chalmé prenait ses responsabilités et faisait autant pencher Bordeaux à droite qu'il avait penché à gauche durant le premier acte. Gouffran (49è, 71è), Wendel (64è et 67è), Gourcuff (74è) et Bellion (85è) avaient les occasions, ça ne rentrait pas. Rennes avait tellement l'air inoffensif en seconde période qu'il était évident, avec un très bon Nicolas Douchez, qu'on allait en rester à 1-0. Ce Rennes là ne peut pas aspirer au podium de ligue 1, pire en étant sorti à l'heure de jeu, monsieur Sylvain Marveaux se permis d'ignorer la main tendue de Frédéric Antonetti, c'est peut-être bien le seul acte de rébellion qu'on ai vu à Rennes dimanche soir. En face, Bordeaux a déjà l'air d'avoir gagné un nouveau titre de champion.
B.P