Les monégasques ne sont plus imposés chez eux contre Nice dans le derby de la côte d'Azur depuis la saison 1996-1997. Une série qui doit prendre fin samedi, Monaco reste sur trois défaites toutes compétitions confondues.
14è de ligue 1, l'ASM se cherche encore. Un recrutement peut enclin à l'optimisme et surtout, avec les départs de Frédéric Piquionne et Jérémy Menèz, une attaque qui laisse une impression de chantier en court dans un climat d'austérité prônée par le nouveau Président Jérôme de Bontin. Frédéric Nimani a beau être une heureuse surprise en ce début de saison (3 buts en ligue 1), il n'en reste pas moins bien seul tant les solutions sont pauvres. Le Coréen Chu Young Park a certes marqué pour son premier match ( lors de la victoire 2-0 contre Lorient), mais Camel Meriem est bien le seul à pouvoir créer des décalages. Lui qui joue sur courant alternatif...
L'ASM n'a pas marqué depuis quatre matches.
Plus faible attaque de ligue 1 (avec le PSG, Lorient et Le Havre) l'ASM n'a plus marqué depuis quatre matches toutes compétitions confondues (trois matches de championnat, un de coupe de la ligue). Sans marquer de but, difficile de gagner des matches, d'autant que la défense ne rassure pas. L'ASM reste sur deux défaites de rang, contre Lille à Louis II (0-2) et à Saint-Étienne (2-0). Si l'on ajoute la défaite en coupe de la ligue contre Paris (0-1) et le nul à Marseille (0-0), Monaco n'a plus connu la victoire depuis un mois !
Un match vraiment comme les autres ?
Le derby de la Côte d'Azur résonne, en fait, comme le duel des riches (Monaco) contre les pauvres (Nice). Le club prestigieux, titré, au passé européen, contre le club le plus populaire de la Côte méditerranéenne derrière l'OM. Comme un retour de bâton dignes des luttes sociales du début XXè siècle, le Gym a pris sa revanche et l'habitude de ne plus perdre à Louis II. Pire, l'OGC Nice a accompli, au soir du 2 octobre 2004, un des plus retentissant exploit de notre championnat adoré en remportant le derby à Louis II 4-3 (voir plus bas) alors que les aiglons étaient menés 3-0 à l'heure de jeu. Pour l'anecdote Javier Saviola et Emmanuel Adebayor (deux fois) étaient les buteurs pour la Principauté. Viktor Agali avait réalisé un triplé en sept minutes et Marama Vahirua donnait la victoire aux siens, le tout en un quart d'heure !
Du coup, pas étonnant de voir des monégasques freiner des quatre fers à la notion de derby en salle de presse. François Modesto préfère se focaliser sur l'urgence de points : « C'est un derby, mais l'on regarde aussi notre classement (14è) qui est moyen. Il faut faire un résultat car on peut tomber dans une spirale négative ». L'entraîneur, Ricardo, insiste que « c'est un match comme les autres. Oui on en parle avant et après, mais le match vaut trois points comme les autres ». Oui à Monaco, on dépassionne les débats, l'ASM ne s'est plus imposé depuis la saison 1996-1997. Autrement dit, depuis la remontée du Gym en ligue 1, il a toujours pris au moins un point à Louis II. Cyril Rool a beau déclarer « qu'il n'y a pas vraiment de favoris dans un derby ». Le vent semble toujours souffler dans le même sens depuis 2003.
B.P, membre de la rédaction