Terminée la double présidence de Saint-Étienne, du moins dans les statuts. Roland Romeyer devient le nouveau président du directoire tandis que Bernard Caïazzo devient lui, président du conseil de surveillance. Un organigramme qui rappel celui de l'OM et du PSG. Quels changements doit-on attendre chez les Verts ? Questions-réponses.
Pourquoi réformer ?
« Nous avons décidé de reprendre la direction du club après avoir laissé, pendant dix-huit mois, les pleins pouvoirs à la gouvernance en place, car le bilan sportif et celui en terme d'image ne nous satisfont pas du tout ». Les mots de Bernard Caïazzo sont d'une incroyable naïveté et l'on se demande alors pourquoi il a fallu autant de temps au binôme pour bouger. Certes, le club peut encore se maintenir en ligue 1 et la trêve est un moment opportun (éventuel) pour changer de direction. Mais quelles conséquences à venir ?
Les pleins pouvoirs pour Roland Romeyer ?
Nouveau président du directoire, il devient le seul vrai patron opérationnel du club : Le financier, l'administratif et le sportif sont pour lui. Cela avait déjà été le cas de février à mai 2008 et le club avait alors terminé à la 5ème place de ligue 1.
Que va devenir Bernard Caïazzo ?
Il va présider le conseil de surveillance du club qui « a un travail sur le moyen terme au niveau des valeurs, de la gestion, des résultats et la mission de faire en sorte que les différents paramètres puissent être positifs. Cette organisation nouvelle doit nous permettre de progresser, d’être beaucoup plus proche du terrain et de gagner en efficacité » dixit l'intéressé.
Qui dans le directoire ?
Il n'est pas encore composé, mais devrait être constitué de 2 à 5 personnes dont Roland Romeyer.
Quid de Christophe Galtier ?
L'entraîneur, à la base par intérim, ira jusqu'au terme de son contrat en 2011. Il ne lui pas a été officiellement formulé d'objectifs, mais il va sans dire que s'il espère durer à l'ASSE, il faudra maintenir le club en ligue 1 et relancer une dynamique de victoires dans le cadre d'un projet cohérent et sans trop de blessures.
Quid de Vincent Tuong-Cuong et Damien Comolli ?
Si les pouvoirs de Damien Comolli ont lourdement été réduits, l'ancien manager général de Tottenham est encore à ce jour salarié du club. Tout l'inverse de Vincent Tuong-Cuong dont le départ se négocie.
Quelle politique sportive à venir ?
Roland Romeyer sera à présent en première ligne avec l'équipe qu'il doit constituer. Fini l'organigramme incompréhensible. Désormais, il y a une boss exécutif, un boss du recrutement (qui reste à nommer) et un boss de l'équipe première (pour l'heure Galtier). Dans les clous selon les critères de la DNCG du fait de l'immense apports des droits TV, le club doit néanmoins dégraisser et décrire enfin un projet sportif mariant jeunes du centre de formation et bons joueurs de ligue 1.
Vers une réconciliation avec le passé ?
À en croire Bernard Caïazzo, le club va désormais se tourner vers « la grande Histoire des Verts. Par exemple, on doit se souvenir de ce qu'a apporté Robert Herbin... » qui ne devrait donc plus se faire recaler à l'entrée de l'Étrat... Cela veut-il dire qu'une place dans la direction est à prévoir pour Willy Sagnol comme en parle beaucoup la presse depuis une semaine ?
Enfin, le club envisage de « s'inspirer des clubs britanniques avec le ''hall of fame'' ».